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Édouard Baldus est reconnu comme l'un des plus importants photographes du XIXe siècle. Bien
que son uvre s'inscrive incontestablement dans l'histoire photographique de ce siècle, nous n'en savons que très peu sur sa vie. Baldus serait né autour de 1813 et aurait
émigré en France vers 1838. Entre 1842 et 1851, Baldus aurait eu une pratique de peintre puisqu'il a participé à différents Salons de Paris pendant cette période.
Il est impossible de retracer précisément quand Baldus commença à pratiquer la photographie. Nous savons toutefois qu'il fonda la Société Héliographique
en 1851 avec, entre autres, Hippolyte Bayard, Henri Le Secq et Gustave Le Gray. C'est environ à ce même moment que Baldus perfectionna un processus de photogravure qui lui permit de
réaliser des images poignantes, hautes en contraste, et éliminant tout détail jugé superflu. Il publia de nombreux albums photographiques dont Les Principaux Monuments
de la France reproduits en héliogravure par E. Baldus. Baldus reçut la Légion d'honneur en 1860 et mourut, dans l'ombre pourtant, en 1890.
Né à Londres, Robin Collyer a fait ses études au Ontario College of Art à la fin des années soixantes. Il vit et travaille à Toronto. D'abord connu comme
sculpteur, l'artiste poursuit en parallèle une importante pratique photographique. Robin Collyer utilise la photographie pour créer des juxtapositions insolites, pour renverser notre
appréhension, souvent convenue, du paysage urbain. Dans la série retenue pour cette exposition, l'artiste propose un regard étrange sur le panorama de la ville et de la banlieue
: de tous les écriteaux, panneaux publicitaires et affiches de propagande, le texte a été effacé, gommé. À la fois familières et méconnaissables,
ces images permutent nos référents. Les uvres de Robin Collyer représentaient le Canada à la XLVe Biennale de Venise et son travail est régulièrement
présenté tant au Canada qu'en Europe et aux États-Unis. Récemment, la Art Gallery of York University (Toronto) présentait une expostion majeure de ses travaux
photographiques.
Depuis 1972, Penny Cousineau-Levine écrit régulièrement sur la photographie. Elle s'intéresse tout particulièrement à la photographie d'origine canadienne
et aux productions réalisées par des femmes. Ses articles ont été publiés dans plusieurs revues dont, entre autres, Afterimage, Parachute et Canadian Art. Elle
est également l'auteure de nombreux essais publiés dans le cadre de catalogues d'expositions. Récemment, elle complétait récemment un ouvrage portant sur la photographie
et l'imaginaire canadiens.
Penny Cousineau-Levine enseigne la photographie à l'Université Concordia depuis 1989, dont elle dirige présentement le département des arts visuels. Elle avait précédemment
enseigné pendant plus de quatorze à l'Université d'Ottawa. Penny Cousineau-Levine a donné de nombreuses conférences partout au pays, invitée tant par des
musées et des universités que des galeries.
Né à Ottawa en 1959, Pierre Dorion vit et travaille à Montréal. Pierre Dorion est peintre, dans une tradition que l'on pourrait croire révolue. Cependant, ses
uvres, en s'inscrivant dans un certain usage de la peinture, relance toute une réflexion sur l'histoire et le statut même de la peinture. De plus, l'artiste s'interroge, par son
intérêt historique pour le développement du médium, sur les liens que peut entretenir la peinture avec d'autres médias ou approches plus contemporaines comme l'installation,
les technologies numériques et surtout les techniques de l'image, dont la photographie. Ses uvres sont régulièrement présentées par la Galerie René
Blouin à Montréal et la Jack Shainman Gallery à New York. Le Musée régional de Rimouski, la Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge), la Mackenzie Art Gallery
(Regina) et la Art Gallery of York University (Toronto) de même que le Centre international d'art contemporain (Montréal) lui ont consacré d'importantes expositions personnelles.
Né en 1954, Guy Pellerin détient un baccalauréat en Arts visuels de l'Université Laval et une maîtrise du Massachusetts College of Art de Boston. Il vit et travaille
à Montréal. Alors que, à première vue, la pratique du peintre semble fondamentalement abstraite, d'une certaine tradition conceptuelle du monochrome, c'est tout un univers
référentiel que déploie son uvre. Les travaux de Guy Pellerin toujours s'articulent autour de la couleur, la couleur comme repère, souvenir persistant d'un lieu
ou d'un individu. Comme si la couleur, et sa texture propre, parvenait à faire portrait ou à simuler le prélèvement, une archéologie de la mémoire. Ses
travaux sont régulièrement exposés au Canada, parfois en Europe et aux États-Unis. Le Musée d'art contemporain de Montréal, le Centre culturel canadien
(Paris) et le Centre Saidye Bronfman (Montréal) ont présenté d'importantes expositions personnelles de ses uvres.
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