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BLANCS
Une collaboration spéciale entre Marie-France Brière et Barbara Claus
L'exposition est présentée du 23 novembre 2000 au 14 janvier 2001
Une publication comprenant un poème de Shauna Beharry complète l'exposition
Dans le cadre de cette série de collaborations amorcées en 1997, et toujours avec cette idée de
provoquer entre artistes d'horizons différents de fécondes rencontres, Dazibao a demandé à Marie-France Brière et Barbara Claus de réaliser conjointement
un projet d'exposition et de publication. Plus que l'union de deux voix qui le temps d'un projet se mêleraient, la proposition des artistes se pose comme la naissance d'une troisième
voix, unique au travail de collaboration ici présenté, puisque les artistes ont conçu et réalisé ensemble toutes les uvres réunies.
En marge donc, de leur pratique respective, Marie-France Brière et Barbara Claus ont choisi de faire uvre de cette rencontre avec l'autre en explorant la répétition
de certains gestes et mythes familiaux. De cette stratification de mémoires, parfois constellées d'oublis et de blancs, émergent des uvres appelant tant le regard que
le touché, des images où se jouent et se confondent les histoires personnelles des deux artistes.
Sont ainsi réunies des photographies manipulées, reconstituées, sorte d'images atemporelles et emblématiques de l'idée de la famille où les personnages
mis en scène semblent interchangeables, permutables, allant même jusqu'à se fondre l'un dans l'autre sans craindre l'anachronisme ou le déplacement des liens d'appartenance,
hors de toute généalogie probante. Ces notions de doublures, voire de duplicatas, de figures familiales marquantes ne sont pas sans se jouer de certaines qualités intrinsèques
à la photographie. Voisinent ces images, deux plaques de granit vert, l'une chaude au touché et l'autre froide. Des plaques à l'échelle du corps humain, symbolisant dans
leur perception tactile la vie et la mort mais, aussi, ces affinités parfois électives des liens familiaux. Des plaques dont la surface polie devient également image de par
sa capacité à capter le reflet du spectateur. S'ajoute à ces uvres bidimentionnelles une pièce réalisée à l'aide d'une technique de reproduction
sculpturale très ancienne : la mise au point. Cette œuvre, tendue entre un possible devenir et la forme brute de la matière première, nous entretient tout autant de la naissance
de l'objet que de son absence.
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