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Raymonde April est née en 1953 à Moncton, Nouveau-Brunswick, et a grandi à Rivière-du-Loup, dans l’Est du Québec. Elle vit et travaille à Montréal, où elle enseigne la photographie à l’Université Concordia depuis 1985. Photographe et artiste, elle a fait reconnaître dès la fin des années soixante-dix une pratique minimaliste inspirée du quotidien, au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction. Son travail photographique a été abondamment exposé au Canada et à l’étranger. Plusieurs expositions individuelles accompagnées de catalogues lui ont été consacrées depuis Voyage dans le monde des choses, qu’organisait le Musée d’art contemporain de Montréal en 1986. Parmi les plus récentes, Les Fleuves invisibles, produite par le Musée d’art de Joliette en 1997, a circulé au Canada et en France. Les œuvres de Raymonde April se retrouvent dans de nombreuses collections privées et publiques. Sa dernière réalisation, le film Tout embrasser terminé à l’automne 2000 et autour duquel s’est développée une exposition présentée à la galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia (Montréal) en septembre 2001, explore les rapports de l’image photographique à l’image filmique à travers les thèmes récurrents de sa pratique, et énumère plus de 500 images inédites.
Patrick Coutu est né en 1975. Il a participé à de nombreuses expositions collectives. En 2001, il participait à l’exposition L’effet du logis tenue au Studio Cormier (Montréal) dans le cadre de la saison de la France au Québec et à l’événement Des nouvelles de Tchekhov présenté à la Galerie Plein-Sud (Longueuil). Il était invité à Artifice 98 organisé par le Centre des Arts Saidye Bronfman. Les galeries Clark (Montréal), l’Écart (Rouyn-Noranda), l’Espace Virtuel (Chicoutimi) et B-312 (Montréal) lui ont consacré des expositions individuelles. Il exposera prochainement au Musée du Québec (Mélanie Boucher, commissaire) et à la Galerie Glassbox de Paris. Son travail se déploie sous plusieurs formes : sculpture, photographie, intervention et dessin. Il travaille à Montréal et passe ses étés à Saint-Juste-du-Lac depuis toujours.
Charles Guilbert est né à Montréal en 1964 et a fait des études universitaires en littérature. Il vit et travaille à Montréal. Comme artiste, il suit un parcours éclaté, exploitant librement différentes formes artistiques et cherchant à établir entre elles de nouveaux liens. Que ce soit en vidéo, en mots, en chansons ou en dessins, il crée des saynètes dans lesquelles le banal et l’extraordinaire, la réalité et la fiction, se côtoient. Dans des formes dépouillées, il parle principalement du quotidien, de la parole et des rapports entre les êtres. Charles Guilbert a écrit des textes de fiction et un livre, Les Inquiets (1993), a signé un disque, Rien ne t'aura, mon cœur (1997), et réalisé plusieurs vidéos et installations qui ont été présentées dans des musées, des galeries et des festivals, au Canada, au Mexique, dans plusieurs pays d'Europe (Belgique, France, Pays-Bas, Espagne...) ainsi qu’au Japon. Au printemps 2001, il exposait l’installation Les Personnes, au Casino Luxembourg, et à l’hiver 2002, Sortir de soi, au Musée d’art contemporain de Liège.
Serge Murphy vit et travaille à Montréal où il est né en 1953. Il réalise des sculptures qui se déploient dans l’espace ainsi que des vidéos à la fois narratives et expérimentales (en collaboration avec Charles Guilbert). Ses œuvres ont été exposées en solo en divers lieux au Québec, au Canada et en Europe. Il présentait à l’automne 2001 Autels de fortune, à la galerie Occurrence (Montréal). Il a aussi participé à plusieurs expositions de groupe aux États-Unis, en Colombie, en Europe et au Canada. Récemment, son œuvre intitulée Le Jardin de mon curé était présentée dans le cadre de l’exposition Le Ludique au Musée du Québec. Ses vidéos ont été présentées dans plusieurs galeries, musées et festivals, au Canada, en France, aux Pays-Bas, au Mexique et en Inde. En 1998, Les Rendez-vous du cinéma québécois, au Québec, et Les Instants vidéo de Manosque, en France, présentaient une rétrospective de ce travail. Les œuvres de Serge Murphy font partie de plusieurs collections publiques et privées.
Marie-Christine Simard vit et travaille à Montréal où elle est née en 1962. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont Ode au quotidien, à Vox et à Séquence en 1997 et 1998, et à la galerie Leonard et Bina Ellen en 1996. En 2002, son travail le plus récent, La traversée, sera présenté à Toronto, Winnipeg, Saskatoon et Richmond dans le cadre d’une exposition intitulée Unexpected Encounters. Elle est chargée de cours à l’Université Concordia depuis 1995. En 20 ans, elle a réalisé de nombreux repas mémorables.
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