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Stephen Andrews est né à Sarnia en Ontario en 1956. Il a déjà utilisé trois de ses neuf vies à ce jour : une quasi-noyade, une overdose de drogue et un diagnostic de SIDA supposé incurable. Ces rencontres intimes avec la mort ont influencé son évolution de différentes manières. La dernière a mené à des investigation picturales de la mémoire et du chagrin et, plus récemment, à des projets appelés "films" dont hoi polloi et The 1st part of the 2nd half, qui indiquent un changement d'intérêt de la part de l'artiste, passant du personnel au social. Son travail a fait l'objet d'expositions à travers le monde et au Canada dont, récemment, des expositions personnelles dans les galeries et musées suivants : Paul Petro (Toronto), Art Gallery of Windsor, Justina Barnicke Gallery (Toronto), Lombard Freid Fine Art (New York), Mount St. Vincent (Halifax), Arcus Project (Moriya, Japon). Son travail a également été présenté dans des expositions collectives au CAM (Houston, Texas), au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), au Power Plant (Toronto), au Centre Saidye Bronfman (Montréal), à Fotofeis (Glasgow, Écosse) et au Museu De L'Arte Moderne (São Paulo, Brésil).
Luce Des Aulniers est travailleuse sociale en santé mentale, sociologue, aussi formée en histoire de l'art et en animation; elle a obtenu un doctorat en anthropologie (Sorbonne, Paris, 1989). Elle est professeure titulaire au Département des communications de l'Université du Québec à Montréal. Elle y a fondé un programme interdisciplinaire inédit en études sur la mort, champ de formation et de recherche auquel elle se consacre surtout sous l'angle des rapports entre la vie et la mort au quotidien : la peur et l'identité; femmes et hommes en regard de la mort; images et mort, incluant la création artistique; les changements dans les rites de mort; la maladie grave et ce qui s'y construit, le suicide, la demande euthanasique, etc.
Ses travaux sont reconnus dans la francophonie comme aux États-Unis et en Amérique du Sud pour leur ampleur interdisciplinaire, leur liberté associative. Elle dirige les travaux d'étudiants au sein de six universités, a contribué à quelque vingt ouvrages scientifiques et a publié plus de trois cents articles. En 1997, elle publiait, Itinérance de la maladie grave, le temps des nomades, aux éditions L'Harmattan, Paris.
Dazibao remercie l'artiste de sa génereuse contribution ainsi que ses membres pour leur soutien. Dazibao reçoit l'appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de Montréal.
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