LA LUMIÈRE COMME SURMOI
Carl Bouchard et Martin Dufrasne, Daniel Barrow, Sylvie Cotton, Rachel Echenberg, Judy Radul, Karen Spencer

Événement le samedi 17 avril de midi à 17h.

La Lumière comme surmoi, un après-midi de performances organisé en collaboration avec Sylvie Cotton, est la troisième partie de l'événement intitulé Performance et photographie : Point & Shoot dont les commissaires sont Michèle Thériault et France Choinière. La lumière comme surmoi est en quelque sorte la portion vivante de ce projet examinant les différentes intersections possibles entre performance et photographie. Y sont réunis des artistes qui s'approprient la photographie non pas pour la mener à son résultat habituel, mais plutôt pour en absorber le processus même par le biais de l'impression de la lumière, jouant avec l'idée de l'empreinte, de la reproduction, ou encore en utilisant l'objet photographique comme accessoire.

Le duo Carl Bouchard et Martin Dufrasne présenteront une nouvelle performance s'inscrivant dans le cycle L'amour propre – instrument de test, amorcé en 2001. Fondées sur les notions de rivalité, d’honneur et du besoin de l’autre, ces performances sont conçues comme des épreuves à accomplir en symétrie, en miroir. L'œuvre présentée travaillera l'idée du négatif, tant sur le plan du photographique qu'à un niveau plus existentiel. Pour sa part, Rachel Echenberg invitera le spectateur, par le biais d'une œuvre sculpturale, à une expérience photographique inusitée définie davantage par la notion de temps, la sensation de la lumière que par l'image même. L'expérience s'avèrera plaisante pour certains et, peut-être, menaçante pour d'autres. Avec facing the lost, Karen Spencer invite les passants à en quelquel sorte superposer les images mentales suscitées par les histoires qu'elle nous narre à un autre lieu. Lentement les images prennent forme, se "développent", s'enregistrent, s'imprègnent. Sylvie Cotton travaille aussi, à un autre niveau, sur l'idée de l'inscription. Dans la série MON CORPS MON ATELIER, utilisant divers instruments, du crayon à l'aiguille, elle a récemment reproduit sur la "toile" de son corps les grains de beauté, taches de naissance ou tatouages appartenant à d'autres. Ici, Cotton utilisera des bougies pour simuler l'exposition d'une surface photosensible à la lumière.

Pour leur part, Judy Radul et Daniel Barrow se servent davantage de la photographie, de l'image, comme d'un accessoire. Dans Cutting: a performance for video, Judy Radul s'interroge sur les interstices entre l'instant figé d'une photographie et le défilement, la durée d'une image en mouvement. Alors que Daniel Barrow, à l'aide de dessins inspirés de l'esthétique de la bande dessinée, crée des performances qui ne sont pas sans rappeler les origines mêmes du cinéma, les soirées de "lanterna magica".

Horaires et lieux des performances

Karen Spencer* Métro Sherbrooke 12h à 16h
facing the lost

Rachel Echenberg Dazibao 12h à 17h
sans titre

Carl Bouchard & Martin Dufrasne Dazibao 14h 30
L'amour propre – instrument de test #6

Sylvie Cotton Dazibao 15h
Bobos et bonbons

Daniel Barrow OBORO Media Lab 16h
Everytime I See Your Picture I Cry

Judy Radul** OBORO Media Lab 16h15
Cutting: A Performance for Video

Daniel Barrow OBORO Media Lab 16h30
Looking for Love in the Hall of Mirrors

*NOTE : Pour expérimenter la performance de Karen Spencer, venez rencontrer l’artiste à la Pâtisserie St-Louis de France (Métro Sherbrooke, sortie Berri Est), où elle vous remettra un disque compact et un lecteur à disque compact.

** Malheureusement, la performance de Judy Radul a dû être annulée.





Dazibao remercie les artistes de leurs génereuses contributions et ses membres pour leur soutien. Dazibao reçoit l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts de Montréal. Dazibao est membre du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec. Sylvie Cotton remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec.