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Unlimited IDMiriam Bäckström, Max Dean, Jonathan Gitelson, Bettina von Zwehl, Jun YangVernissage le jeudi 23 février à 17h 29 avril au 26 mai 2006 à Neutral Ground |
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L’exposition Unlimited ID réunit des œuvres qui habilement re-conceptualisent les processus photographiques et re-travaillent le portrait figuratif en vue d’atteindre des fins esthétiques autres. Ces œuvres traitent d’un déplacement de la pratique photographique allant au-delà des attentes de la pratique traditionnelle liées aux contextes artistique et identitaire, à une relation utopique avec la technologie ou à une stratégie pour représenter l’individu. Plutôt que de considérer l’art du portrait comme la saisie d’un moment figé dans le temps, représentatif de l’identité, Unlimited ID cherche à produire un souvenir plus intangible de la réalité et de l’espace personnels. Ces œuvres offrent de multiples points de vue épistémologiques sur des sujets au sein d’un seul contexte extrêmement discursif, un champ non unifié et terriblement subjectif; lorsque réunis, ces points de vue constituent un questionnement du champ conventionnel de la photographie. Les artistes sont à l’affût de nouvelles possibilités conceptuelles pour le portrait dans l’environnement saturé par les médias et les images qui est le nôtre, utilisant ces dernières comme moyens d’interrompre un champ cohérent ou continu et d’offrir plutôt la -capacité d’allier réalité et fiction, de créer de nouveaux espaces d’accueil pour une réalité fictionnelle ou reconstruite. Les œuvres présentées dans cette exposition refusent au regardeur la possibilité de classifier, de rationaliser ou de collectionner; la nature ouverte et libre du mot « unlimited », inclassable en soi, signale une qualité ambiguë, infinie et existentielle qui est inhérente à la nature humaine et que rendent plausible les constructions identitaires et les interactions interpersonnelles. L’exposition aborde la nature éphémère ou mutable de l’identité, telle que les artistes la manifestent en jouant avec des notions de témoignage, de preuve et de personnalité au sein de l’image. Rebecka de Miriam Bäckström propose une vérité inventée dans une entrevue vidéo avec l’actrice suédoise Rebecka Hemse, prenant la forme d’une interface biographique et d’un documentaire expérimental où l’interprète ébranle la notion d’identité en changeant le point de vue et en offrant des personnalités multiples en tant que moi unifié. L’œuvre de Max Dean met en branle un processus qui, par l’interaction entre le regardeur et sa réflexion instantanée, écarte toute possibilité de saisir une image stable, alors que, dans l’œuvre de Jonathan Gitelson, un type idéal de personnalité a été imaginé puis mis en scène dans une image établissant l’absurdité du processus. La vidéo de Jun Yang pervertit le portrait en n’utilisant que du texte, accompagné de la voix de l’artiste, pour mettre en relief à quel point le langage peut refaçonner, voire transformer, l’identité. Plutôt que d’essayer de saisir l’essence du sujet, l’œuvre de Bettina von Zwehl témoigne de l’impact d’un système; ici, un processus dans lequel elle impose la même activité ardue à chacun de ses sujets. Chaque œuvre nous ramène à la création d’un nouveau cadre permettant de considérer la photographie de façon critique par le biais de l’une de ses plus importantes conventions: le portrait. Quand toutes les formes de savoir objectif ont été trafiquées ou supprimées, regarder une image peut mener à l’abandon de toute connaissance ou croyance culturelle engendrant ainsi de nouveaux paradigmes pour comprendre le monde. Voyez le projet Web de Jonathan Gitelson au www.dazibao-photo.org/gitelson. |